Vente des blocs pétroliers et gaziers: Claudel Lubaya parle d’un bradage et d’une prédation inconsidérée au profit des étrangers et leurs complices locaux


La République démocratique du Congo à travers le ministère des hydrocarbures procède ce jeudi 28 juillet aux appels d’offres de 27 blocs pétroliers et 3 gaziers du pays.

En réaction, le Député National élu de Kananga, Claudel Lubaya estime que ceci intervient dans une période aussi suspecte, où il peine à asseoir son autorité sur toute l’étendue du territoire national et, comble de tout, à l’approche des élections.

A cet effet, il fait observer au Gouvernement que les articles 21 et 22 du Décret N°16/010 du 19 avril 2016 portant règlement d’hydrocarbures et 39 à 46 du décret imposent une liste des formalités à accomplir et des procédures à observer avant toute activité d’hydrocarbure et obligent l’État congolais « de s’investir dans les travaux de recherche géologique, géophysique et géochimique en vue de l’évaluation de ses ressources en hydrocarbures ».

Malheureusement, dit-il, des informations en sa possession, corroborées par celles postées sur le site du Ministère des hydrocarbures, révèlent que le Gouvernement a plutôt opté pour un raccourci et ce, au mépris des principes énoncés par la législation en la matière.

Lubaya fait remarquer que les études n’ont pas été actualisées de même que les réserves n’ont fait l’objet d’aucune certification et par conséquent la classification actuelle de différents blocs pétroliers et gaziers mis en vente est aléatoire et non conforme aux prescrits de la Loi et du Décret repris supra.

 » Faute de n’avoir jamais fait appel à un cabinet spécialisé pour une expertise sérieuse de ses potentialités, le pays ne dispose à ce jour, d’aucune donnée fiable sur ses réserves probables, prouvées ni certifiées. D’où la crainte légitime qu’une évaluation biaisée de ses réserves l’expose à une logique de bradage et de prédation inconsidérée au profit des étrangers et leurs complices locaux . », a écrit l’élu de Kananga.

En conclusion, il a attiré l’attention du Gouvernement sur le fait que conformément à l’article 3 de la loi précitée, sont considérées comme la propriété exclusive de l’État et donc du peuple congolais qui a le droit inaliénable d’en jouir et d’en tirer profit, les masses d’hydrocarbures issues du sol ou du sous-sol localisées dans les limites du territoire national, en ce compris, les espaces fluvial, lacustre, maritime ainsi que sur la mer territoriale congolaise, la zone économique exclusive et le plateau continental.

Ivan Honoré Mudiangombé

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