SADC: Félix Tshisekedi exige la levée de toutes les sanctions imposées au Zimbabwe par les Etats-Unis et l’UE

La Communauté de développement de l’Afrique australe(SADC) réitère ses appels en vue de la levée inconditionnelle et immédiate des sanctions imposées aux citoyens et aux institutions du Zimbabwe.

Dans un communiqué daté du 25 octobre 2022, son président en exercice, Félix Tshisekedi, fait savoir que son organisation est profondément préoccupée par l’affirmation selon laquelle les sanctions sont de « nature ciblée » et visent à punir unilatéralement quelques individus.

En réalité dit le communiqué, cette situation a un effet d’entraînement sur le reste du pays en imposant une perception négative généralisée du Zimbabwe à travers le monde, en particulier sur les marchés financiers internationaux qui sont particulièrement sensibles.

En conséquence précise Félix Tshisekedi, le pays n’est pas en mesure d’attirer les investissements directs étrangers, les lignes de crédit et les autres services financiers essentiels au développement socio – économique du pays.

La SADC est attachée à la consolidation de la démocratie en Afrique australe , et bien sûr , ailleurs dans le monde . Il est prévu que le Zimbabwe organise des élections nationales régulières à la mi – 2023 .

Dans la perspective de l’organisation des élections nationales régulières à la mi-2023 au Zimbabwe, la SADC appelle ceux qui ont imposé des sanctions à cette nation à permettre aux citoyens du pays d’exercer leurs droits démocratiques et à ne pas utiliser les sanctions comme un mécanisme occulte destiné à provoquer un changement de régime.

Il faut signaler que le Zimbabwe est sous le coup de sanctions américaines et de l’Union européenne depuis vingt ans, imposées après la violente répression d’opposants au régime de Robert Mugabe lors de la présidentielle en 2002.

Elles sont assorties d’une suspension de l’aide budgétaire du Fonds monétaire international. L’institution financière refuse de soutenir le pays en raison d’une dette insoutenable. Le pays d’Afrique australe accuse plus de 9,3 milliards de dollars d’emprunts dont près de six milliards d’arriérés.

Ivan Honoré Mudiangombé

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