Loi sur la répartition des sièges : Adolphe Muzito accuse l’union sacrée de s’être jetée dans la nasse qu’elle tente de sortir par un forcing en faisant de la casse

Loi sur la répartition des sièges : Adolphe Muzito accuse l’union sacrée de s’être jetée dans la nasse qu’elle tente de sortir par un forcing en faisant de la casse

juin 2, 2023 0 Par Vraies-infos.net



L’ancien premier ministre et opposant congolais, Adolphe Muzito vient de faire ses observations sur le projet de loi relatif à la répartition de sièges actuellement en discussion au Parlement pour les prochaines élections, dans une tribune exploitée par Vraies-infos.net ce vendredi 02 juin 2023.

Dans sa tribune, il présente deux hypothèses notamment, l’Adoption de la loi avec option d’enrôlement ultérieur des électeurs dans les trois territoires de Masisi , Rutshuru et Kwamouth ; et Adoption de la loi avec l’option de non enrôlement des électeurs dans les trois territoires précités.

Dans la première hypothèse, Matata Ponyo considère le fichier électoral retenu par la CENI comme étant incomplet ou partiel car les autres coins du pays n’ont pas été enrôlés.

Cela permettra l’enrôlement prochain des populations de ces provinces, ce qui va augmenter les statistiques, et il y aura un nouveau fichier, avec comme effet logique un nouveau quotient du siège et une nouvelle répartition de sièges par circonscription électorale.

D’où , estime-il, il serait irrationnel et illogique de convoquer le corps électoral pour ce 25 juin 2023 prochain , du fait que ni le fichier électoral et moins encore la répartition de sièges ne seront à cette date, définitifs.

Dans la deuxième hypothèse, le président du parti Nouvel Elan, fait remarquer que l’actuel fichier électoral devrait être corrigé, ce qui va conduire à une nouvelle répartition de sièges basée sur le nombre de 484 seulement, à pourvoir au lieu de 500 sièges. Cette option consacre la partition du pays, d’après lui.

Adolphe Muzito pense que pour matérialiser cette dernière hypothèse , il faut obtenir l’adhésion populaire de l’ensemble de la République ( la classe politique , les communautés concernées par l’exclusion et tous les autres Congolais ) via une consultation par voie référendaire.

C’est pourquoi, cet ancien premier ministre pense que cette situation met l’Union Sacrée dans une nasse d’où elle tente de sortir par un forcing en faisant de la casse.

Ivan Honoré Mudiangombé